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A droite, les digues seraient-elles rompues ?

Dans sa dernière « lettre du Front », le secrétaire général du FN, Steeve Briois, écrit :(…) dans le contexte d’un paysage politique en pleine recomposition, le champ des possibles nous apparaît comme largement ouvert. Apparemment, cette recomposition n’est pas perçue par les responsables de l’UMP.

La direction de l’UMP refuserait-elle de prendre en compte la réalité du terrain et le choix des ses électeurs lors du second tour des législatives ?

Nous avons découvert, sur l’excellent site de l’agence de presse Novopress, un article démontrant qu’il existe une évolution importante dans la manière dont votent les électeurs de l’UMP. Ce changement est perceptible dans  les reports de voix au second tour : 

–        Évolution du vote en cas de triangulaire PS/UMP/FN : les électeurs UMP reportent leurs voix sur le candidat de la droite le mieux placé, qu’il soit issu de leurs rangs ou bien du FN,

–        En cas de duel Gauche/FN : en 2002, au second tour, le candidat FN progressait très peu, les reports des électeurs UMP étant très faibles. On note une évolution notable en 2012 : les reports vers le FN atteignent 80 à 90%, malgré les consignes de vote !

–        En cas de duel UMP/FN : on note qu’une partie des électeurs de gauche restent chez eux, l’éventuelle élection d’un candidat FN n’étant apparemment pas vécue comme une catastrophe ! Quand aux partisans de l’UMP, certains se permettent un vote FN au second tour, la droite étant assurée de passer !

Ainsi, il apparaît très clairement que les électeurs de l’UMP ont modifié leurs stratégies de vote. Ces modifications venues de la « base » semblent avoir des répercussions à l’échelon supérieur, dans l’appareil du parti. Certains candidats malheureux aux législatives ne cachent pas leur malaise face au choix du « ni-ni » imposé par la direction de l’UMP, choix qui interdit toute alliance avec le Front National. Ces élus de base expliquent qu’il est très difficile de tenir cette posture dans le Sud, notamment, où le FN est très implanté et où la culture locale permet ce type d’alliances. Après le second tour des législatives, certains d’entre eux n’ont pas manqué d’exprimer leur colère et leur frustration face au Copé, Fillon, etc. qui refusent de prendre en compte les réalités locales… y aurait-il de la scission dans l’air ?

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