«

»

La Fonderie du Poitou, Le Printemps, Aubade… la colère des travailleurs viennois

Que se passe t-il à la Fonderie du Poitou à Ingrandes, au magasin Le Printemps de Poitiers et pour les ex-salariées de l’usine Aubade à Saint-Savin ? Cessation de paiement, fin d’activité, reprise partielle, délocalisation, licenciements, le département de la Vienne connaît la crise comme partout en France, et ceux qui la subissent ne cachent pas leur détresse et leur colère.

A la Fonderie du Poitou

Le conflit prend fin avec l’engagement du PDG de Renault à poursuivre ses approvisionnements de l’usine d’Ingrandes. Quoiqu’il en soit, les repreneurs se font attendre et le groupe Montupet, propriétaire du site depuis 2008, ne semble pas avoir connaissance des propositions de financement de la Région promises par Ségolène Royal. Par ailleurs, la rumeur selon laquelle un nouveau site de production serait en projet en Bulgarie, ne rend  pas l’avenir des salariés plus serein.

Au magasin du Printemps 

Les salariés du Printemps, eux, sont en colère. Ils réclament l’annulation du plan social et la revalorisation de leurs indemnités de départ. Pour l’heure, 86 licenciements sont prévus. Les portes du nouvel établissement commercial seront ouvertes en 2014. Un « ravalement de façade » qui ne va pas manquer de grossir le nombre de demandeurs d’emploi dans notre département.

Pour les ex-salariées d’Aubade

Il y a plus de cinq ans le groupe suisse Calida, propriétaire de la marque de lingerie Aubade annonçait la suppression de 180 emplois sur 283. La délocalisation des usines de production en Tunisie a frappé durement  le petit canton de Saint-Savin qui ne s’en est pas remis. Depuis deux ans, 66 ex-Aubade se  battent devant les prud’hommes, suite à la fermeture définitive du site.  Elles viennent d’apprendre qu’elles n’obtiendraient pas gain de cause.

Le même scénario se déroule aujourd’hui pour une autre marque de lingerie, à Issingeaux, en Haute Loire. Comme Aubade, Lejaby va installer ses usines de production en Tunisie.  Encore une fois l’activité économique locale et l’emploi des Français sont sacrifiés sur l’hautel des intérêts des grands groupes financiers internationaux.

Produire et consommer français

Qui oserait dire sans honte, devant la détresse de ces Français qui ont perdu leur emploi à cause d’une concurrence déloyale et des lois du marché planétaire, que la mondialisation, favorisée par l’Union européenne, est un facteur de progrès et qu’il faut continuer à ouvrir à tous vents nos frontières ? Il est d’ailleurs étonnant que le « Made in France » apparaisse si soudainement dans les discours édulcorés des candidats en lice, comme s’ils avaient trouvé ce slogan dans une pochette surprise. Le Front National a, depuis toujours, défendu le « produire et consommer français » comme un rempart à la destruction de notre activité économique.

Marine Le Pen l’écrit explicitement dans son programme : la lutte contre le chômage passe par la réindustrialisation de notre pays, par l’arrêt d’une immigration incontrôlée, par une protection intelligente à nos frontières et avant tout par « la remise en cause de l’ensemble des contraintes absurdes imposées par l’Union européenne et qui interdisent, au nom d’une politique de la concurrence déloyale, toute politique industrielle réelle… »

Gageons que les citoyens français, soucieux de l’avenir de leur pays, auront assez de clairvoyance pour faire confiance à Marine Le Pen. Elle, ne les trahira pas.

Lien Permanent pour cet article : http://www.frontnational86.fr/la-fonderie-du-poitou-le-printemps-aubade-la-colere-des-travailleurs-viennois/