«

»

Rupture Police / État

Les Policiers ont pris le risque de manifester dans la rue. Cette fois ci c’en est trop, ils sont à bout de force d’intervenir dans des zones dites sensibles, de subir des agressions de plus en plus violentes sous forme de guérillas urbaines menées par des bandes de voyous.

400-policiers-se-sont-rassembles-devant-le-commissariat_4167775_1000x500

Ils veulent faire entendre leur profond désespoir face à un Gouvernement socialiste et une hiérarchie qui font les sourds d’oreille. Ils sont fatigués, marre de cette nation qui se délite d’où l’autorité de l’état n’a plus pignon sur rue.

Les policiers sont sous les ordres du Ministre de l’Intérieur. Seulement, ils savent que le falot Ministre de l’Intérieur, prolixe en beaux discours mais radin en actes efficaces.

Ils ont voulu manifester contre celui qu’ils estiment être la cause et le responsable de leurs difficultés, de leur surcharge de travail qui devient intolérable, de la quasi impossibilité d’exercer leur fonction, de la mort de ceux d’entre eux qui se suicident, des blessures de ceux qui gisent sur des lits d’hôpitaux et garderont toute leur vie les marques de la nocivité qui double son incompétence : monsieur le Ministre de l’Intérieur.

Nos forces de l’ordre, ces hommes et ces femmes qui portent l’uniforme de la République avec fierté, avec honneur sont démunies face à un système politique laxiste qui n’applique pas ou peu les sanctions pénales aux bandes de racailles qui imposent leurs règles dans de nombreuses cités de non-droit sur notre territoire national.

Nos forces de l’ordre déployées sur tous les fronts pour maintenir la sécurité et la paix sur l’ensemble de notre territoire avec peu de moyens matériel ou juridique, finissent par être vulnérables à la merci des caïds de quartiers.

Les Gouvernements successifs ont laissés se dégrader une situation qui n’est plus gérable.

Nos policiers sont sensés nous protéger, assurer notre liberté de nous déplacer dans n’importe quel endroit de notre pays sans être inquiété.

Au contraire les cités de non droit se multiplient, les agressions sont de plus en plus violentes, les sanctions ne sont plus à la hauteur de la faute commise, ce qui laisse le champ libre à ces voyous de recommencer.

La Police devient leur cible, on l’attire dans des guets apens avec des tentatives d’assassinats de les faire brûler vifs dans leur véhicule de fonction comme cela vient de se passer à la Grande Borne dans la région parisienne.

Nous avons la sensation d’avoir un Gouvernement socialiste qui se  délite, incapable de se réformer.

Qui prendra les choses en mains ? Tout est bloqué au sommet, le pouvoir est impuissant: des administrations autogérées sans chef, des fonctionnaires à 1’abandon, des extrémistes syndicaux d’une autre planète, etc.

Qui parle de s’attaquer aux problèmes de fond consistant à faire sauter tous ces prés carrés ? Les échafaudages administratifs et judiciaires sont  tellement englués, qu’aucune réforme n’est réellement possible. Instaurer des contrepouvoirs est la première des choses à faire.

On fait semblant d’en avoir avec des commissions dites « autorités indépendantes », à la tête desquelles on s’empresse de nommer un « ami » du pouvoir en place. Faudra-t-il bientôt décréter la France en état de catastrophe avérée ?

Que choisir ?  L’ordre ou le Chaos

Alain VERDIN

Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine.

Conseiller Municipal à Poitiers.

Lien Permanent pour cet article : http://www.frontnational86.fr/rupture-police-etat/